Dali »
Alain D’Elène

Posté le 29 octobre 2008

suite 2

Dans le temps muet, où plus rien ne résonne, il est une tonalité qui vague à ma mémoire; c’est une aspérité dans les siècles, la ponctuation dernière dans l’histoire des hommes, c’est un prénom qui me revient, …Bodilis. C’est le nom de cette femme, et qui n’existe pas, seulement parfois dans le parfum vocal qui se prenait de nous. Le nom lui-même est bien réel je crois , Bodilis, et coule comme de l’eau, claire, que l’on arrêterait de la main, et que la main n’arrête pas. C’est un nom dérobé; je l’ai pris à une gitane qui portait dans les cheveux les couleurs de la nuit, tandis que les chants montaient dans les rires des femmes et les voix lourdes des hommes…

J’ai attendu Bodilis, longtemps, au delà même du temps qui me renvoyait parfois la lueur du soleil, comme si les astres eussent reflété à l’infini les couleurs de ses cheveux, couleur de mon royaume, écu de mon errance.

3 commentaires pour « Alain D’Elène »

  1.  
    29 octobre, 2008 | 12:39
     

    Bonjour Jade
    Belle lecture qui correspondant bien avec le « mystère » qui t’entoure
    Gros bisous
    Francine

    Dernière publication sur Mes émotions : A cette enfant que j'étais °°°°°

  2.  
    29 octobre, 2008 | 13:07
     

    Bonjour, Jade, oui très beau texte, qui te correspond bien, tu es très mystérieuse, chère Jade, et c’est bien, j’aime le mystère
    Bonne journèe à toi
    Bises
    Suzanne

  3.  
    29 octobre, 2008 | 21:47
     

    Ce texte est magnifique, Jade, merci de nous le faire connaître.

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