Guillaume Apollinaire

Posté le 9 novembre 2008

Automne malade et adoré
Tu mourras quand l’ouragan soufflera dans les roseraies
Quand il aura neigé
Dans les vergers
Pauvre automne
Meurs en blancheur et en richesse
De neige et de fruits mûrs
Au fond du ciel
Des éperviers planent
Sur les nixes nicettes aux cheveux verts et naines
Qui n’ont jamais aimé
Aux lisières lointaines
Les cerfs ont bramé
Et que j’aime ô saison que j’aime tes rumeurs
Les fruits tombant sans qu’on les cueille
Le vent et la forêt qui pleurent
Toutes leurs larmes en automne feuille à feuille
Les feuilles
Qu’on foule
Un train
Qui roule
La vie
S’écoule

5 commentaires pour « Guillaume Apollinaire »

  1.  
    9 novembre, 2008 | 19:17
     

    Je n’avais jamais lu ce texte
    Il est très beau
    « Le vent et la forêt qui pleurent » : c’est beau
    Bises

    Dernière publication sur Mes émotions : A cette enfant que j'étais °°°°°

  2.  
    10 novembre, 2008 | 13:50
     

    C’est vraiment un magnifique poème. Je ne connaissais pas.
    Et oui la vie s’écoule tout le temps…
    Le temps s’écoule et la vie de déroule, se déploie sous nos pas foulant les feuilles du temps, le temps qu’effeuille l’automne…
    Merci pour ton passage.
    Bisous et passe une très bonne journée.
    Nathalie.

  3.  
    10 janvier, 2009 | 22:08
     

    c’est la st guillaume aujourd’hui je t’ai mis en lien chez moi si cela t’ennuie tu me le dis merci bonne soirée a bientot
    __
    merci c’est gentil
    bisous

    Dernière publication sur le quotidien de la vie et des gifs : DEJA UN AN

  4.  
    11 janvier, 2009 | 0:05
     

    Coucou Jade,
    Je suis passée par la porte de chez Kathy et je vois ce beau poème sur l’automne de Guillaume Apollinaire.
    A+ et bonne nuit
    Tritriva
    ___
    merci
    bisous et bonne nuit ;)

  5.  
    11 janvier, 2009 | 9:44
     

    Bonjour, pour moi aussi c’est par Kathy que je passe par là et m’y attarde ! je découvre ce poème qui n’est pas sans me rapeller le doux cycle de la vie,

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