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Archive pour la catégorie « lectures »

Géraldy Paul

( lectures )

Dualisme

Chérie, explique-moi pourquoi                       
tu dis : « mon piano, mes roses »,
et : « tes livres, ton chien » … pourquoi
je t’entends déclarer parfois:
« c’est avec mon argent à moi
que je veux acheter ces choses. »
Ce qui m’appartient t’appartient !
Pourquoi ces mots qui nous opposent:
le tien, le mien, le mien, le tien?
Si tu m’aimais tout à fait bien,
tu dirais : « les livres, le chien »
et : « nos roses ».
(Toi et moi)

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un conte

( lectures )

Un jour, un Kalife fit venir un homme très simple, dont on lui avait dit qu’il était un sage. Pour éprouver cette sagesse, le Kalife lui posa cette question :

 On me dit que tu as de nombreux enfants ; veux-tu m’indiquer de tes enfants lequel est le préféré ?

Et l’homme de répondre :

 Celui de mes enfants que je préfère, c’est le plus petit, jusqu’à ce qu’il grandisse, celui qui est loin, jusqu’à ce qu’il revienne, celui qui est malade, jusqu’à ce qu’il guérisse, celui qui est prisonnier, jusqu’à ce qu’il soit libéré celui qui est éprouvé, jusqu’à ce qu’il soit consolé



le bonheur

( lectures )

De quoi est fait le bonheur?

« Le bonheur est une bulle de savon qui change de couleur comme l’iris et qui éclate quand on la touche. » Honoré de Balzac

 jade



Aragon

( lectures )

« La première fois qu’Aurélien vit Bérénice, il la trouva franchement laide. Elle lui déplut, enfin. Il n’aima pas comment elle était habillée. Une étoffe qu’il n’aurait pas choisie. Il avait des idées sur les étoffes. Une étoffe qu’il avait vue sur plusieurs femmes. Cela lui fit mal augurer de celle-ci qui portait un nom de princesse d’Orient sans avoir l’air de se considérer dans l’obligation d’avoir du goût. Ses cheveux étaient ternes ce jour-là, mal tenus. Les cheveux coupés, ça demande des soins constants. Aurélien n’aurait pas pu dire si elle était blonde ou brune. Il l’avait mal regardée. Il lui en demeurait une impression vague, générale, d’ennui et d’irritation. Il se demanda même pourquoi. C’était disproportionné. Plutôt petite, pâle, je crois… Qu’elle se fût appelée Jeanne ou Marie, il n’y aurait pas repensé, après coup. Mais Bérénice. Drôle de superstition. Voilà bien ce qui l’irritait.
Il y avait un vers de Racine que ça lui remettait dans la tête, un vers qui l’avait hanté pendant la guerre, dans les tranchées, et plus tard démobilisé. Un vers qu’il ne trouvait même pas un beau vers, ou enfin dont la beauté lui semblait douteuse, inexplicable, mais qui l’avait obsédé, qui l’obsédait encore :

Je demeurai longtemps errant dans Césarée…

Louis Aragon, Aurélien, Gallimard [1944], Collection Folio Plus, 1996, pp. 29-30 (incipit).



Van Gogh

( lectures )

Lorsqu’on ouvre la porte, le lit est presque tout de suite à gauche. C’est un lit très étroit, et la chambre aussi est étroite (à quelques centimètres près la largeur du lit plus la largeur de la porte, soit guère plus d’un mètre cinquante) et elle n’est pas beaucoup plus longue que large. Dans le prolongement du lit, il y a une petite armoire-penderie. Tout au fond, une fenêtre à guillotine. A droite, une table de toilette à dessus de marbre, avec une cuvette et un pot à eau, dont je ne crois pas m’être beaucoup servi. Je suis presque sur qu’il y avait une reproduction encadrée sur le mur de gauche, en face du lit : non pas n’importe quel chromo, mais peut-être un Renoir ou un Sisley. Il y avait du linoléum sur le sol. Il n’y avait ni table, ni fauteuil, mais peut-être une chaise, sur le mur de gauche : j’y jetais mes vêtements avant de me coucher ; je ne pense pas m’y être assis : je ne venais dans cette chambre que pour dormir. Elle était au troisième et dernier étage de la maison, je devais faire attention en montant les escaliers quand je rentrais tard pour ne pas réveiller ma logeuse et sa famille. »

Georges Perec, Espèces d’espace
Editions Galilée

 



la honte

( lectures )

 » …Tous se sont tus après l’avoir entendue. Je voyais que j’avais commis une faute,qu’ils ne pouvaient recevoir cette chose-là.  »

« Cette pensée, comme toutes celles qu’on a eues sur le moment, vient trop tard. Elle ne peut plus me servir, sinon à mesurer par son abscence la terreur sans mots qu’a été pour moi ce dimanche.  »

« …La scène… Elle est toujours ce qu’elle a été… à laquelle j’ai constamment comparé, pour évaluer leur  degré de douleur, la plupart des événements de ma vie, sans lui trouver d’équivalent. »

Annie Ernaux



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le tonneau de Diogène

( lectures )

   ( à lire! )

En Grèce , au pays des philosophes , un homme cherche le secret du bonheur. Il vit dans un tonneau. Les grands disent qu’il est fou. Les petits disent qu’il est sage.                                               

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pour toi

( lectures )

Image de prévisualisation YouTubec’est pas très bien … ce que j’écris!

 (J’écris un peu….Surprise )

je t’écris en cachette…



j’aime beaucoup…

( lectures )

Texte de Yakouba

Thierry Dedieu, Seuil jeunesse, 1994

De partout à la ronde, on entend le tam-tam.
Au coeur de l’Afrique, dans un petit village, on prépare un grand festin. C’est un jour de fête. On  se maquille, on se pare. C’est un jour sacré. Le clan des adultes se rassemble et désigne les enfants en âge de devenir des guerriers. Pour Yakouba, c’est un grand jour.
Il faut apporter la preuve de son courage, et seul, affronter le lion.
Sous un soleil de plomb, marcher, fra nchir les ravins, contourner les collines, se sentir rocher, forcément, herbe, bien sûr, vent, certainement, eau, très peu.
Le jour comme la nuit, épier, scruter ; oublier la peur qui serre le ventre, qui transfigure les ombres, rend les plantes grif fues et le vent rugissant. Attendre des heures et puis soudain…
S’armer de courage et s’élancer pour combattre.
Alors Yakouba croisa le regard du lion. Un regard si profond qu’on aurait pu lire dans ses yeux.
 » Comme tu peux le voir, je suis blessé. J’ai combattu toute la nuit contre un rival féroce. Tu n’aurais donc aucun mal à venir à bout de mes forces. Soit tu me tues sans gloire et tu passes pour un homme aux yeux de tes frères, soit tu me laisses la vie sauve et à tes propres yeux, tu sors grandi,
mais banni, tu le seras par tes pairs. Tu as la nuit pour réfléchir.  »
Au petit matin, Yakouba ramassa sa lance, jeta un dernier regard sur le lion épuisé et prit le chemin du retour.
Au village, les hommes, son père, tous l’attendaient. Un grand silence accueillit Yakouba.
Ses compagnons devinrent des guerriers respectés de tous. A Yakouba, on confia la garde du troupeau, un peu à l’écart du village.
C’est à peu près à cette époque que le bétail ne fut plus jamais attaqué par les lions. 

 

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